Pipeline

TH 1904 (Cancer de l’ovaire)

Plateforme d’oncologie

Une nouvelle plateforme de traitements ciblés, faisant appel à de nouveaux peptides visant les récepteurs de la sortiline, est en cours de développement pour plusieurs types de cancers. La surexpression de la sortiline a été documentée dans de nombreux cancers chez l’humain, notamment les cancers de l’ovaire et du sein. Il en va de même pour d’autres types de cancers, tels que ceux de la peau, des poumons, du côlon et du pancréas. Le ciblage de la sortiline pourrait donc conduire à la fois à une plus grande sélectivité et à une internalisation plus spécifique d’agents anticancéreux pouvant être liés à ces peptides. L’utilisation d’une telle stratégie serait une avancée vers une médecine personnalisée pour les patients, où d’abord seuls ceux susceptibles de réagir au médicament seraient identifiés et traités de cette manière, augmentant ainsi les chances de guérison et minimisant les coûts des soins de santé. Les nouveaux conjugués peptide-médicament générés par notre plateforme seront considérés comme de nouvelles entités chimiques (NEC) ayant des propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques différentes de celles des agents originaux qui seront liés à notre peptide. Ajoutons que ces nouveaux agents anticancéreux devraient également réduire la toxicité pour les cellules non-cancéreuses qui n’ont pas ou n’ont qu’une fraction des récepteurs de la sortiline observés dans certains types de cancers.

Cancer des ovaires

« Le cancer des ovaires est l’une des tumeurs gynécologiques malignes les plus meurtrières. Les tumeurs épithéliales malignes représentent le type de cancer des ovaires le plus courant, soit environ 90% des cas. Le taux de survie sur cinq ans demeure encore près de 25%. La norme de traitement du cancer épithélial des ovaires à un stade avancé prévoit une réduction tumorale par voie chirurgicale suivie d’une combinaison de chimiothérapie à base de platine-paclitaxel. D’autres approches ont été utilisées pour traiter les patientes atteintes d’un cancer des ovaires avancé afin de prolonger la survie à court terme après la chimiothérapie, mais avec un impact limité sur le taux de survie sur cinq ans.

La détection précoce et le développement d’approches thérapeutiques nouvelles et plus efficaces sont donc nécessaires pour améliorer de manière significative l’innocuité et obtenir de bons résultats thérapeutiques chez ces patientes.

Il faut savoir qu’une surexpression des récepteurs de la sortiline est présente dans près de la totalité des cancers des ovaires.

Le développement de notre nouvelle approche thérapeutique ciblant la sortiline avec un conjugué peptide-doxorubicine (TH1904) constitue donc une avenue potentielle pour améliorer les résultats thérapeutiques auprès de ces patientes.

In vivo, le TH1904 est mieux toléré que la doxorubicine seule et provoque une inhibition plus puissante de la croissance des xénogreffes de tumeurs ovariennes humaines développées chez la souris. Ces résultats soutiennent fortement l’utilisation clinique future de notre plateforme pour générer de nouveaux traitements personnalisés pour le ciblage spécifique de tumeurs positives à la sortiline.