Pipeline

TH 1902 (Cancer du sein triple négatif (TNBC))

Plateforme d’oncologie

Une nouvelle plateforme de traitements ciblés, faisant appel à de nouveaux peptides visant les récepteurs de la sortiline, est en cours de développement pour plusieurs types de cancers. La surexpression de la sortiline a été documentée dans de nombreux cancers chez l’humain, notamment les cancers de l’ovaire et du sein. Il en va de même pour d’autres types de cancers, tels que ceux de la peau, des poumons, du côlon et du pancréas. Le ciblage de la sortiline pourrait donc conduire à la fois à une plus grande sélectivité et à une internalisation plus spécifique d’agents anticancéreux pouvant être liés à ces peptides. L’utilisation d’une telle stratégie serait une avancée vers une médecine personnalisée pour les patients, où d’abord seuls ceux susceptibles de réagir au médicament seraient identifiés et traités de cette manière, augmentant ainsi les chances de guérison et minimisant les coûts des soins de santé. Les nouveaux conjugués peptide-médicament générés par notre plateforme seront considérés comme de nouvelles entités chimiques (NEC) ayant des propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques différentes de celles des agents originaux qui seront liés à notre peptide. Ajoutons que ces nouveaux agents anticancéreux devraient également réduire la toxicité pour les cellules non-cancéreuses qui n’ont pas ou n’ont qu’une fraction des récepteurs de la sortiline observés dans certains types de cancers.

Cancer du sein

« Le cancer du sein est le deuxième type de cancer le plus fréquent dans le monde avec près de 2 100 000 cas et environ 675 000 décès en 2018. Environ 10% à 20% des patientes recevront un diagnostic d’un sous-groupe de cancers du sein caractérisé par un manque d’expression et/ou d’amplification des récepteurs d’œstrogène, de progestérone et le récepteur du facteur de croissance épidermique humain. Ces cancers du sein triple négatif (CSTN) présentent des antécédents naturels variés mais sont collectivement associés à un mauvais pronostic, à un risque élevé de rechute, à une courte survie sans progression (SSP) et à une courte survie globale (SG). Les femmes atteintes de CSTN ont un risque accru de récidive dans le temps et de décès comparé aux femmes ayant un cancer du sein d’un autre type. Près de 50% des patientes avec diagnostic précoce de CSTN (stades I à III) font une rechute et 37% décèdent au cours des cinq premières années après la chirurgie. De même, les personnes atteintes de CSTN métastatique ont une courte survie sans progression en cas d’échec de la chimiothérapie de première ligne (SSP médiane de 3 à 4 mois). Ces données dénotent le besoin pressant de développer des médicaments pour le développement des CSTN.
On ne peut s’attendre à ce que les traitements existants (hormonaux ou à base de trastuzumab), reposant sur le ciblage des oncogènes ER ou HER2, puissent être utiles, puisque ces tumeurs sont dépourvues d’expression des récepteurs hormonaux et de surexpression de la protéine HER2. En conséquence, le CSTN a un pronostic plus grave que les autres sous-types de cancer du sein en raison de l’absence de cibles potentielles.

Toutefois, les récepteurs de la sortiline sont surexprimés dans le CSTN. Ainsi, la création d’une approche thérapeutique novatrice et plus efficace ciblant le CSTN positif à la sortiline avec notre conjugué docétaxel-peptide (TH1902) offre donc l’opportunité clinique d’améliorer l’innocuité et d’obtenir des résultats thérapeutiques positifs pour les patientes.

Collectivement, nos données précliniques démontrent une efficacité et une innocuité in vivo élevées dans l’utilisation du TH1902 contre le CSTN, par le biais d’un mécanisme faisant appel aux récepteurs de la sortiline. Cette stratégie permet le ciblage sélectif des cancers du sein positifs à la sortiline et fait de TH1902 une avenue de recherche prometteuse pour la thérapie personnalisée dans le traitement du CSTN.