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Tésamoraline F8 (NASH VIH)

La prévalence des maladies hépatiques a augmenté considérablement dans les dernières années. La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et la stéato-hépatite non-alcoolique (NASH) sont la cause majeure de maladies hépatiques.¹ Ces maladies sont fréquentes chez les patients atteints du VIH et la prévalence est de 35% à 40%.² La progression de la pathologie est caractérisée par le développement de la fibrose qui est présente chez environ 20% des personnes vivant avec le VIH et du NASH. Plusieurs facteurs sont associés au NASH dont la lipodystrophie.³

Le traitement de cette pathologie est primordial puisque les patients atteints du VIH semblent plus à risque que la population générale. L’effet de la tésamoraline a été récemment évalué chez les patients atteints du VIH et de NAFLD à la suite d’un traitement d’un an. Cette étude a démontré que l’utilisation de 2,0 mg quotidiennement cause une diminution significative du gras hépatique (37%) comparativement au groupe contrôle. De plus, 35% des patients traités avec la tésamoraline ont démontré une normalisation du gras hépatique, contrairement à seulement 4% dans le groupe contrôle. Cette étude suggère aussi des bénéfices potentiels sur la prévention de la fibrose.

Considérant ces données probantes, Theratechnologies a annoncé sa volonté de poursuivre une étude clinique randomisée pour l’évaluation de la tésamoréline chez les patients atteints du VIH et du NASH. Cette étude commencera au cours des prochains mois et les résultats sont attendus environ 24 mois plus tard.

La tésamoréline est le seul traitement potentiel du NASH chez les personnes vivant avec le VIH à être à un stade de développement aussi avancé.

¹ LaBrecque et al., Stéatose hépatique non alcoolique et stéato-hépatite non alcoolique, World Gastroenterology Organisation Global Guidelines, Juin 2012

² Maurice et al., AIDS 2017; 31: 1621-1632

³ Chalasani et al., 2007, 55(6); 2005-23