Les besoins existants chez les patients en oncologie

Le taux de survie à au cancer s’est grandement amélioré au fil des années. Néanmoins, le cancer demeure la deuxième cause de décès aux États-Unis. Des statistiques similaires sont observées dans d’autres pays industrialisés dont le Canada, le Royaume-Uni, la France et l’Italie.

Aux États-Unis seulement, le National Cancer Institute estime que 1,8 million de personnes ont reçu un diagnostic de cancer en 2020 et que plus de 600 000 personnes sont mortes des suites d’un cancer. Le cancer des poumons représente à lui seul 25% de tous les décès reliés au cancer aux États-Unis, suivi par le cancer colorectal, du pancréas, du sein et de la prostate1.

L’approche habituelle pour le traitement des patients au prise avec un cancer avancé inclut habituellement la chimiothérapie, qui est toxique et ne cible pas seulement les cellules cancéreuses. Alors que le cancer progresse, il devient souvent résistant aux traitements de chimiothérapie usuels. Comme les cellules saines et cancéreuses sont atteintes par le traitement, des effets indésirables sévères peuvent survenir et le rendre intolérable pour le patient. Cela peut affecter l’efficacité du traitement ou nécessiter son arrêt. À ce stade, d’autres options de traitements sont limitées en raison de la résistance qui s’est développée à la chimiothérapie.

Depuis plusieurs années, les chercheurs ont tenté de développer des traitements qui cibleraient spécifiquement les cellules cancéreuses. Il serait bénéfique pour les patients, avec un cancer au stade avancé, de pouvoir cibler directement les cellules cancéreuses avec des traitements plus efficaces et sans les effets indésirables de la chimiothérapie standard.

Il a été récemment découvert que le récepteur de la sortiline s’exprime davantage sur les cellules cancéreuses comparativement aux tissus sains, en faisant une cible intéressante pour le développement de nouveaux traitements en oncologie. En fait, l’expression de la sortiline augmente en fonction du grade de la tumeur (I à IV) et est associée à un prognostique défavorable et un taux de survie inférieur dans différents types de cancers. Le récepteur de la sortiline s’exprime notamment dans le cancer des ovaires, du sein triple négatif, des poumons, du côlon et du pancréas et dans les mélanomes. En fonction du type de cancer, le récepteur de la sortiline s’exprime dans 40% à 90% des cas.